Pédalons dans la savane
4 personnes, 4 vélos, 4 mois, 4 pays (non... 5 en fait). De Nairobi (Kenya) aux Chutes Victoria (Zambie) en traversant la Tanzanie, le Mozambique et le Malawi. Plus de 5000 kms avec la seule force de nos guibolles... et on espère, le vent dans le dos...

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Cuisine et independance


Voici en quelques mots notre quotidien concernant la nourriture et la boisson.
Nous avions (ainsi que beaucoup de nos proches) quelques craintes a ce sujet : trouverions-nous suffisamment, notamment de l'eau ? serions-nous obliges de manger des racines ou des insectes ? 
Nous vous rassurons, rien de tout cela.
En fait c'est Blue Band et compagnie...
traduction : on mange beaucoup de margarine , en tartine sur du pain de mie au petit dej et en matiere grasse pour la cuisine du soir.
 
Plus precisement :
- petit-dej a base de the + tartines (pain de mie + margarine, faciles a trouver dans le moindre petit hameau, et parfois miel ou confiture que l'on trouve uniquement en ville) 
- repas de midi en plusieurs prises sur le velo (comme la piquouze) : fruits (generalement bananes, jaunes ou rouges, petites ou grosses, toujours tres bonnes et pas cheres) et biscuits (beaucoup de tests peu concluants, vive les BN).
- repas du soir (apres l'apero si on n'est pas en pleine cambrousse, biere Kili + cacahuetes) : base de riz ou pates stockes en consequence depuis le gros village le plus proche, agrementes de legumes varies et generalement tres gouteux (oignons, tomates, carottes, poivrons, bananes plantin, avocats...), enfin dessert avec fruits (mangues et bananes qu'on trouve partout ou ananas et pommes cannelle si on est en ville)
 
Concernant l'eau, on arrive a s'approvisionner facilement a toutes nos etapes (a condition de dormir dans un campsite). On dispose d'un potentiel de stockage de 45 litres :
2 outres de 6l, 2 outres de 4l, 1 douche solaire de 20l et enfin 7 bidons de 700ml.
Le plus souvent nous ne remplissons que les bidons et les 2 outres de 6l, ce qui nous fait 17l pour la journee (boisson + cuisine du soir + petite toilette).
Si on prevoit de bivouaquer en pleine nature ou proche d'un village ne disposant pas de reserves (comme la plupart des villages masais), on embarque de 25l a 35l. 
En resume, l'eau n'est disponible que dans les infrastructures privees. Elles possedent des gros conteneurs contrairement aux petits villages. Nous n'avons jamais eu l'occasion d'utiliser notre super filtre a eau depuis une riviere (elles sont au mieux boueuses, au pire a sec). 
 


Publié à 14:36, le 23 mai 2011 dans Vie quotidienne, Arusha
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Cafouillages

Au depart, le plan c'etait : apres le safari, on part au lac natron ( lac riche en sodium, couleur turquoise, avec des flamands roses par milliers ) et on grimpe les Oldoinyo Lengai ( un volcan encore actif qui emet de la carbonatite qui se solidifie tres vite en blanc comme neige ) ... on etait prets a partir, plus que quelques courses a faire, et des reserves d'eau biensur car la region est aride ! Probleme : en feuilletant le guide, Clotilde se rend compte que c'est payant, et assez cher. On demande confirmation a notre guide de safari Hassani qui connait bien le coin : effectivement, il faut franchir trois check point aux tarifs progressifs (5, 10 puis 15 dollars), payer un guide 50 dollars par personne, se loger dans des campings chers, aller jusqu'a un village assez lointain, a presque 3 jours de velo dans un coin tres sec et chaud, pour trouver un guide et obtenir l'autorisation de monter, et finalemnt revenir sur nos pas pour grimper ... bref ca nous a semble un imbroglio pas possible, et beaucoup de galeres cherement payees. Nous avons donc renonce, la mort dans l'ame, a cette belle etape, mais nous nous consolons en sachant qu'on aura plus de temps sur la cote, ou on va se regaler a coup sur.

Bref, nous avons decide de retourner a Arusha, d'ou nous partirons pour la cote. Nous savions ce qui nous attendait, car nous avions fait le chemin inverse quelques jours avant : mais dans ce sens, ca descendait et on avait le vent dans le dos. La, on savait que ce serait une autre paire de manches ! Comme on ne savait pas ou on dormirait, nous etions bien charges de nourriture et d'eau (20L). Le debut de la route a ete sportif mais sympa, malgre les enfants qui mendiaient avec une certaine agressivite : il faut dire qu'il ne sont pas riches dans ce coin, c'est le moins qu'on puisse dire, et qu'ils voient passer des 4*4 toute la journee avec des blancs qui se payent des safaris. Bref, tout allait tres bien jusqu'a ce qu'on se sente fatigues et qu'on cherche un coin ou dormir. Impossible de trouver un endroit tranquille par la : on ne peut pas dire que ce soit tres peuple, loin de la, mais ou que l'on s'arrete, nous sommes aussitot accostes par des gens qui nous demandent des trucs ( argent, eau ...) Les seuls batiments qu'on trouve sont des ecoles, ou biensur ils ne peuvent pas nous accueillir. Finalement, on nous presente au maire d'un petit village, qui pourrait eventuellement nous laisser camper dans sa cour ( enfin, sa basse-cour, pour etre precise !). C'est pas terrible terrible, mais on ne chipote pas, sauf quand il nous reclame 10 dollars pour la nuit, ce qui est plus cher que ce qu'on paye en camping avec sanitaires, etc. Pas moyen de negocier : on s'en va, un peu depites car on commence a en avoir plein les pattes. Du coup, on repedale, on repedale. On n'est pas deseperes, mais quand meme notre espoir repose dans un camp militaire qu'on avait vu a l'aller : peu engageant, comme but ! donc nous pedalons, il y a toujours des cotes, il y a toujours ce fichu vent qui nous freine. On essaie vaguement de faire du stop, mais en pedalant c'est pas pratique, les gens ne comprennent pas, ou ne s'arretent pas. Arrives au camp militaire, la nuit est presque totalement tombee, et nous sommes encore decus. Biensur, c'est impossible de camper la. Les soldats, tres sympas et desoles pour nous, nous conseillent d'aller demander aux policiers qui se trouvent a 5 km plus loin. Decidement ! On y va et les flics nous indiquent un lieu a cote qui s'appelle le snake park, qui n'est nulle part dans nos guides et qui n'est pas indique comme camping depuis la route. Et pourtant ! C'est un lieu tout ce qu'il y a de plus routard, ou s'arretent beaucoup de groupes voyageant en camion, il y a meme un garage sur place, et des photos et souvenirs de milliers de touristes. Bien contents mais epuises par cette etape de 90 bornes particulierement eprouvante, nous degustons une bonne biere avant d'aller dormir.

Ce matin, nous avons visite le fameux snake park, car c'est effectivement avant tout un petit zoo de bestiaux peu sympathiques : serpents enormes ( python, cobras, black mamba, et autres bestioles qu'on n'espere pas croiser ), crocodiles jouant a celui qui ressemblera le plus a une statue, et heureusement quelques oiseaux mignons comme des petites chouettes. En fait c'etait une sorte de clinique a oiseaux malades.

Et ensuite, Arusha, fastoche, plus que 20 bornes !

Eva  



Publié à 13:27, le 23 mai 2011 dans News, Journal de bord, Arusha
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